Posts tagged ‘énergie’

Tribune: Pour une politique climatique européenne vraiment réaliste

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes chefs d’Etat et de gouvernement européens se réunissaient les 20 et 21 mars à Bruxelles pour discuter de la politique énergétique et climatique de l’Union européenne pour 2030. Ils examinaient une proposition publiée par la Commission européenne en janvier: une réduction des émissions de CO2 de 40% couplée à un objectif de 27% d’énergies renouvelables au niveau européen. L’efficacité énergétique, elle, est la grande absente de cette proposition.

Sous couvert de «réalisme» et de défense de la compétitivité industrielle, la Commission européenne propose concrètement de ne rien faire jusqu’en 2030. Les écologistes militent pour une politique climatique et énergétique enfin réaliste qui permette de résoudre les urgences environnementale et sociale en Europe.

Le reste de la tribune sur Slate.fr

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mars 26, 2014 at 5:51 Laisser un commentaire

Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima au Parlement européen à Strasbourg mardi 11 mars 2014

Rendez vous au Parlement européen mardi 11 mars pour une conférence de presse, un débat public et une action de commémoration.

Autour du témoignage fort de Naoto Matsumura, homme de la terre, qui vit dans la zone évacuée depuis mars 2011 pour prendre soin des animaux abandonnés, et avec ma collègue eurodéputée EELV Michèle Rivasi, nous nous retrouverons au Parlement européen à Strasbourg pour trois temps forts dans la journée de mardi 11 mars afin de commémorer l’anniversaire de la catastrophe qui frappa le Japon il y a trois ans.

Naoto Matsumura Poster

mars 7, 2014 at 12:58 Laisser un commentaire

Gaz de schiste : recul inacceptable de la Commission européenne

Aujourd’hui, la Commission européenne rendait sa copie tant attendue sur les hydrocarbures non conventionnels, dont les gaz et huiles de schiste. Alors que le Parlement européen avait exigé en novembre 2012 que la législation européenne soit adaptée à ces ressources fossiles controversées, la Commission européenne a tout simplement renié son engagement de proposer une législation adaptée aux risques de la fracturation hydraulique. Quelle déception à la lecture de ces recommandations !

Crédit photo : JustinWoolford - Creative CommonsOn ne peut qu’être interloqué par la contradiction évidente que représente un tel manquement. Alors que l’ensemble des griefs avancés par les écologistes contre les gaz et huiles de schiste sont listés et approuvés (impact sur les eaux souterraines, sur la disponibilité des ressources en eau, sur la qualité de l’air, sur le climat) et que la Commission européenne reconnaît (plus de deux après qu’une étude des services juridiques du Parlement européen l’ait établi), que la législation européenne est défaillante (étude d’impacts, respect de la directive cadre sur l’eau, de la législation REACH, Natura 2000, sur l’évaluation des risques souterrains, l’intégrité des puits, etc.), aucune proposition législative n’est faite.

De plus, la Commission reconnait l’impact climatique négatif résultant des émissions de méthane et de la combustion d’une énergie fossile ainsi que l’insignifiance de ses avantages en terme de sécurité énergétique et de retombées économiques. Des propositions sérieuses auraient dû inclure des mesures contraignantes comme des évaluations d’impact environnemental obligatoires (y compris pour l’exploration) et des interdictions strictes dans les zones écologiquement sensibles.

Dans le contexte d’urgence climatique et de forte mobilisation citoyenne, l’incapacité de la Commission à proposer une règlementation européenne contraignante n’est pas seulement une preuve de négligence, mais est potentiellement catastrophique. Tous les États membres devraient adopter des mesures d’urgence en mettant en place un moratoire que ce soit sur l’exploration ou sur l’exploitation. L’Europe doit développer de véritables solutions comme les énergies renouvelables et les économies d’énergie plutôt que d’entretenir le mythe du gaz de schiste.

L’heure n’est plus aux constats, établis depuis plus de deux ans par le Parlement européen, l’heure est à l’action! C’est une proposition législative que nous attendions, une proposition de nature à encadrer une activité particulièrement destructrice qui aujourd’hui encore échappe à toutes les règles qui s’appliquent à ces activités.

janvier 23, 2014 at 12:23 Laisser un commentaire

Climat et énergie : Le Parlement demande des engagements forts et contraignants pour 2030

COMMUNIQUE DE PRESSE – Bruxelles, Jeudi 9 janvier 2014

China will gegen Umweltverschmutzung vorgehen La Commission européenne proposera fin janvier un nouveau paquet climat afin de définir un cadre politique européen à l’horizon 2030. En amont de cette présentation et suite à sa publication d’un Livre vert en matière de climat et d’énergie (1), le Parlement européen a adopté aujourd’hui une position forte. Ses commissions parlementaires Environnement et Énergie appellent la Commission européenne et les États membres de l’UE à ce que les engagements européens se traduisent par de nouveaux objectifs contraignants.

À la suite d’un vote-marathon de près de 900 amendements et d’intenses négociations, Sandrine Bélier, Yannick Jadot et Michèle Rivasi, eurodéputé(e)s écologistes, se réjouissent du message clair envoyé :

« Alors que l’Union européenne a toujours souhaité faire de sa politique climatique un modèle pour le reste du monde, 2014 sera une année clé pour conforter ses ambitions. Les votes en commissions parlementaires du PE traduisent la résolution des écologistes et de leurs collègues eurodéputés de relever le défi, et ce malgré la pression des États membres les plus réfractaires. Nous jugeons urgent d’adopter de nouveaux objectifs contraignants concernant la réduction des gaz à effet de serre, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à l’horizon 2030. C’est bien l’objectif contraignant pour 2020 qui a été le moteur principal du déploiement actuel des capacités renouvelables dans l’UE, il faut continuer sur cette voie.

La volonté de 8 États membres (2) – dont la France – de fixer des objectifs (non-contraignants) pour 2030 est rassurante. Mais elle révèle aussi une certaine hypocrisie: l’objectif français est d’atteindre 23% d’énergies renouvelables en 2020, pourtant les projections actuelles n’atteignent que 17%, exposant la France à des sanctions. L’État français doit se réveiller et rassurer les professionnels des énergies renouvelables qui attendent une lisibilité des objectifs pour une meilleure prévisibilité des investissements.

Concernant les émissions de gaz à effet de serre, l’UE ne doit pas répéter les erreurs et le manque d’ambition de la stratégie 2020 qui ont miné l’efficacité de l’ensemble de la politique climatique et des instruments clés comme le marché des émissions carbone. Nous espérons que la Commission européenne entendra et intègrera les propositions claires et fortes que nous avons formulées. À cette fin, nous regrettons que le Parlement propose une réduction de 40% alors que les écologistes rappellent que seule une réduction de 60 % ses émissions de carbone mettrait l’économie européenne sur la voie de la décarbonisation pour 2030.

Compte tenu de la lente progression vers l’objectif 2020 sur les énergies renouvelables, il est impératif que l’UE se fixe des objectifs ambitieux pour 2030. Au-delà des 30% d’énergies renouvelables proposés par le Parlement européen, nous jugeons que viser une part de 45 % de la production d’énergie totale européenne serait réaliste comme l’ont prouvé de nombreux scenarios. Le Parlement a su porter une position ambitieuse sur l’efficacité énergétique alors que les États membres de l’UE sont loin de répondre à l’objectif actuel (non-contraignant): cette erreur devra être corrigée. Nous demandons un nouvel objectif contraignant afin que la consommation d’énergie en Europe soit réduite de 40 %. »

(1) Commission européenne « Livre vert – Un cadre pour les politiques en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », 27 mars 2013 : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2013:0169:FIN:FR:PDF

(2) Allemagne, France, Italie, Belgique, Irlande, Portugal, Danemark et Autriche.

janvier 9, 2014 at 1:20 1 commentaire

Gaz de schiste et violation des droits de citoyens européens : Les Verts interpellent le Président du Parlement européen

Avec mes collègues eurodéputés européens Verts, nous avons interpelé notre collègue Martin Schulz pour lui demander qu’en tant que Président du Parlement européen il dénonce la situation actuelle à Pungeşti , en Roumanie. Les villageois qui y manifestent légalement contre les projets de forages de gaz de schiste de Chevron ont été brutalisés par la police anti-émeute et leurs droits bafoués.

Le 2 décembre, après plusieurs mois de mobilisation sur des terres qu’ils avaient la permission d’occuper, des citoyens roumains et européens ont été expulsés par de nombreux policiers Pungestiqui ont fait usage de la force de façon disproportionnée. Plusieurs de leurs droits ont été bafoués, à savoir le droit à la propriété privée, le droit à l’intégrité physique et la primauté du droit, le droit à la libre circulation ainsi que la liberté de la presse. Depuis cette date, la situation n’a cessé de se dégrader. Que ce soit en Roumanie, en France ou partout en Europe, les citoyens et les écologistes se mobilisent pour que notre futur énergétique ne soit pas fondé sur des énergies fossiles aux risques avérés.

Retrouvez la lettre à Martin Schulz sous ce lien.

Retrouvez la pétition appelant à l’arrêt immédiat de ces exactions, signée par plus de 45 000 personnes sous ce lien.

décembre 17, 2013 at 7:30 Laisser un commentaire

MERCI et VOUS pouvez compter sur moi aujourd’hui et demain comme hier ;-)

Merci! pour cette vidéo (mise en ligne 😉 … qui me rappelle que c’est VOUS qui donnez du sens et de la force à mon engagement politique! Dans le contexte difficile, ce n’est pas le moment de ne plus y croire, de tout lâcher, céder à la facilité… ! A la veille de mon rapport sur l’accès et le partage des ressources naturelles (rendu public lundi), encore merci !!!

avril 19, 2013 at 6:59 1 commentaire

Climat : Un 18ème Sommet pour rien ou presque

1605083031_ID3486368_26_doha_afp_101358_026K32_1 Communiqué de presse

La 18ème Conférence sur le changement climatique qui se tenait à Doha au Qatar s’est achevée ce samedi 12 décembre 2012.

Sandrine Bélier, Euro-députée EELV, membre de la délégation du Parlement Européen, réagit aux résultats de ce sommet : « Le Sommet de Doha est la démonstration d’une rencontre internationale dont on sort avec le sentiment d’un rendez-vous manqué, d’un sommet pour rien ou presque en attendant 2015*. Un Sommet climatique de plus, qui renforce le fossé entre les décisions prises et celles qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique global de la planète en dessous de 2°c.
On attendait peu de choses de ce sommet au Qatar, mais on espérait être surpris. Malheureusement, il n’y a pas eu de surprise. Qualifiée d’étape de « consolidation » par les principaux négociateurs, Doha est l’une des plus mauvaises COP de l’histoire de la diplomatie climatique. C’est le strict minimum qui a été acté. Le document final du Sommet invite les parties à revoir leurs engagements en 2014. L’Union Européenne a échoué à construire de nouvelles alliances avec les pays les plus pauvres et vulnérables au dérèglement climatique en refusant presque toutes les demandes faîtes par ces pays. Et bien que l’architecture pour la période d’un deuxième engagement du Protocole de Kyoto ait été maintenu, l’efficacité de celui-ci est considérablement sapée par le maintien du surplus des crédits carbone dits « air chaud ». Concernant les financements, alors que certains pays de l’Union Européenne ont pris des engagements individuels, elle n’a, elle, dans son ensemble, pris aucun engagement de trajectoires, de mobilisation des financements ni d’objectifs spécifiques pour 2015.

Sandrine Bélier ajoute: « Il est impossible de se faire à la triste idée de ce que présage cette 18ème COP : qu’il faudra attendre 2015 pour franchir une nouvelle étape et que les Conférences pour le Climat n’auront que pour objet de mettre en lumière les divergences. Les pays développés et émergents ne peuvent pas continuer à détourner le regard et feindre de ne pas voir l’urgence d’agir et les réalités prégnantes du dérèglement climatique pour les pays en voie de développement et les pays insulaires. J’espère que la France en déposant sa candidature pour le Sommet de 2015 a bien mesuré l’ampleur de la responsabilité qui devient aujourd’hui la sienne. Celle de participer à relever le niveau des ambitions de toute l’Union Européenne notamment dans le cadre de la renégociation du paquet climat-énergie de l’Union Européenne. Et celle d’assurer, d’ici 2015, un rôle moteur et exemplaire en son sein et celui de la Communauté internationale. Paris, l’Union Européenne et la Communauté internationale ne se remettront pas d’un Copenhague bis. »

Et L’euro-députée de conclure : « Dès demain avec les Ecologistes européens, de retour au Parlement Européen, nous nous inscrirons dans la préparation du prochain Sommet pour le Climat qui aura lieu en Pologne, nous poursuivrons notre travail pour une Europe qui s’engage à réduire ses émissions de CO2 au-delà de 30%, à prendre la voie d’une politique européenne de transition industrielle et économique faible en carbone, la voie de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables pour encourager par l’exemple gagnant le reste de la Communauté internationale ».

*date butoire pour l’adoption d’un nouvel accord cadre global pour la lutte contre le dérèglement climatique

décembre 8, 2012 at 5:35 Laisser un commentaire

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