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Procès d’Emmanuel Giboulot: Le temps des choix est venu pour notre modèle agricole

images gibouCOMMUNIQUE DE PRESSE – Dijon, lundi 24 février 2014

Aujourd’hui se tenait au tribunal correctionnel de Dijon le procès d’Emmanuel Giboulot, agriculteur biologique jugé pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée, une maladie de la vigne. Sandrine Bélier, députée européenne de la région Grand Est, soutient le viticulteur depuis le début de l’affaire. Elle tenait à être à ses côtés aujourd’hui et réagit après l’audience :

« Je me réjouis du soutien apporté à Emmanuel Giboulot par les nombreux citoyen-ne-s qui ont montré leur incompréhension et la démesure des poursuites engagées contre lui. Alors qu’une pétition de soutien approche le demi-million de signatures, ce viticulteur montre qu’il est possible de pratiquer une agriculture conciliant performance économique et écologique, où la santé des travailleurs et des consommateurs rime avec protection de la nature.

Cette affaire nous questionne sur la liberté de choix dont nous disposons pour produire autrement. Notre modèle agricole a montré ses limites et doit entamer sa mutation vers des pratiques plus vertueuses sans utilisation de pesticides. Premier pays consommateur de pesticides en Europe, le rôle de la France est crucial pour montrer l’exemple. A l’heure où se tient le salon de l’agriculture à Paris, j’appelle le gouvernement à passer aux actes et accompagner résolument la transition écologique dans le secteur agricole.

En tant que députée européenne et écologiste, je poursuivrai le travail entamé en Europe pour des politiques de régulation des pesticides, visant à mieux encadrer leur mise sur le marché, à éviter leur subventionnement et à assurer la transparence sur leur usage. L’intérêt des citoyens européens doit passer avant celui des lobbies de l’industrie chimique, pour une agriculture respectueuse de notre santé et de l’environnement. Consommateurs, citoyens, agriculteurs, nous avons tout à gagner à proposer un modèle respectueux des terroirs et des productions françaises. »

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février 24, 2014 at 4:30 Laisser un commentaire

Méga-scierie d’ERSCIA: Le projet doit être abandonné

ersciaCOMMUNIQUÉ DE PRESSE – Strasbourg, 21 février 2014

Depuis 2010, le bois du Tronçay (Nièvre) est menacé par les travaux de construction de la méga-scierie du Morvan de la société ERSCIA. Mais les juges bourguignons, à l’instar du Conseil d’État, ont maintes fois donné raison aux associations opposées au projet, pointant le manque de scénarios alternatifs. Ils ont également annulé plusieurs autorisations environnementales rattachées au projet en se basant sur les risques irréversibles causés à la biodiversité.

Alors que le dossier est présenté ce matin devant le tribunal administratif de Dijon, Sandrine Bélier, députée européenne de la région du Grand Est, déclare :

« En tant que membre de la commission des pétitions au Parlement européen, j’ai interpellé la Commission européenne et obtenu l’ouverture d’une enquête pour établir si le projet contrevient au droit européen. Si l’enquête est toujours en cours, la Commission européenne a pu confirmer qu’aucun financement européen ne sera apporté au projet d’ERSCIA.

La décision du Tribunal administratif de Dijon constitue une nouvelle étape d’un véritable marathon juridique pour les associations locales. Je veux les assurer de tout mon soutien. Il faut faire entendre raison aux promoteurs de cette méga-scierie surdimensionnée, destructrice de ressources et probablement d’emplois, contre laquelle les professionnels du bois de la région se sont majoritairement prononcés.

La Bourgogne a besoin de projets qui protègent la biodiversité et garantissent des emplois durables et non délocalisables. La réindustrialisation des territoires par la transition écologique est une réponse à la crise actuelle, que les écologistes européens appellent de leurs vœux.

Je ne doute pas que la direction d’ERSCIA retirera prochainement son projet, qui vient s’ajouter à la longue liste des Grands projets inutiles et imposés dont l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est le bien triste représentant au plan national. »

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Bureau de Sandrine Bélier – 0032.22845150

février 21, 2014 at 10:44 Laisser un commentaire

Pesticides : Le futur de notre agriculture ne peut être conditionné par les produits phytosanitaires

COMMUNIQUE DE PRESSE – Bruxelles, jeudi 28 novembre 2013

Montrachet_vineyardsSandrine Bélier, députée européenne EELV du Grand Est (Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Alsace et Lorraine), réagit à l’annonce de la convocation par le substitut du procureur d’Emmanuel Giboulot, vigneron qui exploite dix hectares de vignes en biodynamie sur la Côte de Beaune et la Haute-Côte de Nuits en Côte d’Or.

Pour avoir refusé d’épandre des pesticides sur ses vignes, Emmanuel Giboulot encourt aujourd’hui jusqu’à six mois de prison et 30 000 euros d’amende. Le viticulteur justifie son refus d’appliquer le traitement imposé à tous les propriétaires de vignes pour tenter de prévenir l’installation de la flavescence dorée, par le caractère disproportionné de la mesure imposée par l’État sur sa parcelle en l’absence de risque avéré.

« Les produits imposés par la Préfecture de Saône et Loire sont réputés pour leur toxicité et leur impact sur la faune auxiliaire des vignobles et la santé des vignerons », souligne Sandrine Bélier, eurodéputée EELV, qui se déclare pleinement solidaire de M. Giboulot et prête à le soutenir devant la justice.

« Des études récentes ont montré que les salariés de la vigne sont surexposés aux pesticides et subissent de plein fouet leurs risques sanitaires. L’assignation d’Emmanuel Giboulot vient démontrer une nouvelle fois l’absurdité d’un système qui condamne ceux qui font le choix courageux de promouvoir d’autres approches agricoles comme la biodynamie. Le recours automatique à des produits chimiques n’est rien d’autre qu’un leurre savamment entretenu pour maintenir la dépendance d’un secteur aux produits de l’industrie agro-chimique. Cet enjeu sera traité en France dans le cadre de la future loi d’avenir agricole. Les écologistes seront vigilants afin que de réelles évolutions soient développées et que les choix tournés vers des solutions plus respectueuses de la santé humaine et de l’environnement soient récompensés et non plus réprouvés.

La France est le premier utilisateur européen de pesticides avec 62 700 tonnes de substances actives vendues en 2011. Malgré le lancement du plan Ecophyto en 2008, et l’objectif affiché de réduction de 50 % des pesticides en dix ans ainsi que l’exclusion des substances les plus dangereuses, la consommation de pesticides continue de progresser. Quant à la viticulture, elle représente à elle seule 20 % des tonnages de pesticides utilisés en France, alors qu’elle ne pèse que 3,7 % des surfaces agricoles (1). Des alternatives aux pesticides existent (préparations naturelles peu préoccupantes – PNPP -). Malheureusement leur essor est limité et freiné par certains intérêts privés et des années d’aveuglement politique qui ont conduit l’agriculture française au bord de la faillite » rappelle également l’eurodéputée EELV.

(1) Publication « Apache » de Générations futures, 2013.

novembre 28, 2013 at 7:14 4 commentaires

MERCI et VOUS pouvez compter sur moi aujourd’hui et demain comme hier ;-)

Merci! pour cette vidéo (mise en ligne 😉 … qui me rappelle que c’est VOUS qui donnez du sens et de la force à mon engagement politique! Dans le contexte difficile, ce n’est pas le moment de ne plus y croire, de tout lâcher, céder à la facilité… ! A la veille de mon rapport sur l’accès et le partage des ressources naturelles (rendu public lundi), encore merci !!!

avril 19, 2013 at 6:59 1 commentaire


Livre : La Biodiversité, Une Chance…

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