Posts tagged ‘climat’

Fin de mandat avec France3 et le journal l’Alsace

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juillet 2, 2014 at 4:31 1 commentaire

Rapport du GIEC – Face au changement climatique: Agir ou subir !

COMMUNIQsmoke-258786_640UE DE PRESSE – Strasbourg, lundi 31 mars 2014

 

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) a publié aujourd’hui le deuxième volet de son rapport sur les changements climatiques. Après avoir confirmé dans son premier rapport que les activités humaines étaient responsables des dérèglements du climat mondial, le GIEC évalue aujourd’hui les conséquences de ceux-ci pour l’Humain et les écosystèmes.

Sandrine Bélier, députée européenne et tête de liste Europe Écologie pour le Grand Est, réagit à la publication de ce rapport:

“L’évaluation scientifique du GIEC est claire: le changement climatique aura des conséquences dramatiques d’un point de vue sanitaire, sécuritaire et économique si nous ne réduisons pas drastiquement nos émissions de CO2.

Ce nouveau rapport du GIEC vient en effet confirmer que ni l’Europe, ni la France ne seront épargnées par les conséquences néfastes du changement climatique. Il confirme scientifiquement le message que les écologistes n’ont de cesse de porter : nous avons encore le choix, face au dérèglement climatique nous devons agir pour éviter de subir.

 
L’inaction climatique aura des conséquences dramatiques sur de nombreux secteurs de l’économie, notamment l’agriculture. L’augmentation des températures bouleverse d’ores et déjà la production vinicole, et un climat plus chaud réduira les rendements céréaliers. Le nord de la France sera impacté par la raréfaction de la ressource en eau et la baisse du niveau des nappes phréatiques[1], avec des conséquences difficiles pour les populations et les exploitants.

 
La sécurité et la santé seront également impactées si nous n’agissons pas rapidement. Les inondations à répétition toucheront de plus en plus de zones, menaçant la vie de 400 000 personnes supplémentaires en Europe et en infligeant des dégâts économiques considérables. Les vagues de chaleur similaires à celle de 2003 pourraient devenir la norme, avec des conséquences dramatiques pour les populations les plus vulnérables. De plus, de nouvelles maladies comme le paludisme pourraient profiter des nouvelles conditions climatiques pour se propager vers des zones jusqu’ici épargnées.

 
Enfin, un réchauffement global du climat sera une catastrophe pour de très nombreux écosystèmes en Europe. Sous l’effet du changement climatique, 10% des mammifères européens seront en danger d’extinction, et les espèces animales ou végétales qui ne peuvent pas migrer pour s’adapter au nouveau climat seront également décimées. Aujourd’hui, un tiers des espèces vivantes sont menacées d’extinction en raison notamment de la destruction croissante des habitats, de la surexploitation des terres, ou des espèces envahissantes. Le réchauffement est donc une pression supplémentaire sur des écosystèmes déjà fragilisés partout dans le monde.

 
Face à ces risques, et plus que jamais, retarder la transition énergétique est profondément irresponsable. Nous appelons à la mise en place d’un système énergétique basé sur les énergies renouvelables et la sobriété énergétique, générateur d’emplois et de sécurité pour les Européens. Dans le contexte des discussions sur le paquet-climat 2030, nous appelons les États-membres à adopter une politique climatique ambitieuse basée sur des réductions d’émissions de CO2 de 60% en 2030, 45% d’énergies renouvelables et 40% d’efficacité énergétique.

 
Les autorités françaises et européennes doivent cesser leur valse-hésitation énergétique et climatique : nous avons besoin de mesures claires et assumées pour atteindre l’objectif d’une économie décarbonée d’ici 2050. Nous avons besoin d’engagements et d’une politique européenne déterminée pour entrainer les pays tiers dans un accord mondial sur la préservation du climat à Paris en 2015. Nous avons également besoin d’un cap clair et ambitieux pour favoriser l’innovation et l’adaptation de nos entreprises aux nouvelles contraintes climatiques et énergétiques. Il en va de la santé, de la sécurité et du bien-être de tous les citoyens français et européens et constitue un formidable levier pour une nouvelle compétitivité.”

 
[1] GIEC, rapport du Groupe de Travail n°2, chapitre 23

mars 31, 2014 at 3:25 1 commentaire

Tribune: Pour une politique climatique européenne vraiment réaliste

OLYMPUS DIGITAL CAMERALes chefs d’Etat et de gouvernement européens se réunissaient les 20 et 21 mars à Bruxelles pour discuter de la politique énergétique et climatique de l’Union européenne pour 2030. Ils examinaient une proposition publiée par la Commission européenne en janvier: une réduction des émissions de CO2 de 40% couplée à un objectif de 27% d’énergies renouvelables au niveau européen. L’efficacité énergétique, elle, est la grande absente de cette proposition.

Sous couvert de «réalisme» et de défense de la compétitivité industrielle, la Commission européenne propose concrètement de ne rien faire jusqu’en 2030. Les écologistes militent pour une politique climatique et énergétique enfin réaliste qui permette de résoudre les urgences environnementale et sociale en Europe.

Le reste de la tribune sur Slate.fr

mars 26, 2014 at 5:51 Laisser un commentaire

Émissions de CO2 des voitures neuves: le manque d’ambition européen est une mauvaise nouvelle pour la réindustrialisation

COMMUNIQUE DE PRESSE – Strasbourg, le 25 février 2014

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui un règlement portant sur la mise en œuvre de l’objectif européen d’émissions de CO2 des voitures neuves, instauré par le paquet énergie-climat de 2008. Alors que celui-ci prévoit un taux d’émission moyen de 95 grammes de CO2 /km en 2020, ce texte précise comment les constructeurs automobiles pourront atteindre cet objectif. Sandrine Bélier, députée européenne écologiste de la région Grand Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine) réagit à ce vote:

« Le manque d’ambition de ce texte est une très mauvaise nouvelle pour nos régions industrielles, qui auraient pu accueillir les emplois générés par la transition écologique du secteur automobile. Alors que l’emploi dans le secteur automobile a diminué de plus de 25% en Lorraine et de 20% en Franche Comté entre 2001 et 2011, des objectifs plus forts auraient pu stimuler la recherche et créer de nombreux emplois industriels chez les constructeurs et leurs sous-traitants. Ce texte représentait une opportunité pour inciter les constructeurs automobiles à favoriser le développement de véhicules plus propres et économes en carburant. Il aurait aussi pu permettre de favoriser les bons élèves de la classe européenne, dont font partie les constructeurs français, qui produisent déjà des voitures parmi les moins polluantes au monde.

Malheureusement, sous la pression du gouvernement Merkel, le texte a été affaibli pour protéger les intérêts des constructeurs de voitures de luxe, notamment en Allemagne. Les mesures de flexibilité introduites dans ce texte font que l’objectif de 95 grammes de CO2 par km, lui-même peu ambitieux, pourra n’être atteint qu’en 2023 au lieu de 2020. Il s’agit également d’une mauvaise nouvelle pour les conducteurs, dont les frais de carburant auraient pu diminuer de plus de 750€ si les objectifs adoptés avaient été plus ambitieux. Il s’agit enfin d’une mauvaise nouvelle pour le climat, car ce sont 50 millions de tonnes2 de CO2 de plus qui seront émises dans l’atmosphère entre 2020 et 2023.

Je regrette que les intérêts économiques d’arrière-garde aient une nouvelle fois primé sur l’intérêt général européen et appelle les constructeurs français à poursuivre leurs efforts pour développer une automobile propre et innovante.“

Contacts Presse
Sandrine Bélier – 0760701973
Bureau de Strasbourg – 0388175150

février 25, 2014 at 3:02 Laisser un commentaire

Gaz de schiste : recul inacceptable de la Commission européenne

Aujourd’hui, la Commission européenne rendait sa copie tant attendue sur les hydrocarbures non conventionnels, dont les gaz et huiles de schiste. Alors que le Parlement européen avait exigé en novembre 2012 que la législation européenne soit adaptée à ces ressources fossiles controversées, la Commission européenne a tout simplement renié son engagement de proposer une législation adaptée aux risques de la fracturation hydraulique. Quelle déception à la lecture de ces recommandations !

Crédit photo : JustinWoolford - Creative CommonsOn ne peut qu’être interloqué par la contradiction évidente que représente un tel manquement. Alors que l’ensemble des griefs avancés par les écologistes contre les gaz et huiles de schiste sont listés et approuvés (impact sur les eaux souterraines, sur la disponibilité des ressources en eau, sur la qualité de l’air, sur le climat) et que la Commission européenne reconnaît (plus de deux après qu’une étude des services juridiques du Parlement européen l’ait établi), que la législation européenne est défaillante (étude d’impacts, respect de la directive cadre sur l’eau, de la législation REACH, Natura 2000, sur l’évaluation des risques souterrains, l’intégrité des puits, etc.), aucune proposition législative n’est faite.

De plus, la Commission reconnait l’impact climatique négatif résultant des émissions de méthane et de la combustion d’une énergie fossile ainsi que l’insignifiance de ses avantages en terme de sécurité énergétique et de retombées économiques. Des propositions sérieuses auraient dû inclure des mesures contraignantes comme des évaluations d’impact environnemental obligatoires (y compris pour l’exploration) et des interdictions strictes dans les zones écologiquement sensibles.

Dans le contexte d’urgence climatique et de forte mobilisation citoyenne, l’incapacité de la Commission à proposer une règlementation européenne contraignante n’est pas seulement une preuve de négligence, mais est potentiellement catastrophique. Tous les États membres devraient adopter des mesures d’urgence en mettant en place un moratoire que ce soit sur l’exploration ou sur l’exploitation. L’Europe doit développer de véritables solutions comme les énergies renouvelables et les économies d’énergie plutôt que d’entretenir le mythe du gaz de schiste.

L’heure n’est plus aux constats, établis depuis plus de deux ans par le Parlement européen, l’heure est à l’action! C’est une proposition législative que nous attendions, une proposition de nature à encadrer une activité particulièrement destructrice qui aujourd’hui encore échappe à toutes les règles qui s’appliquent à ces activités.

janvier 23, 2014 at 12:23 Laisser un commentaire

Climat et énergie : Le Parlement demande des engagements forts et contraignants pour 2030

COMMUNIQUE DE PRESSE – Bruxelles, Jeudi 9 janvier 2014

China will gegen Umweltverschmutzung vorgehen La Commission européenne proposera fin janvier un nouveau paquet climat afin de définir un cadre politique européen à l’horizon 2030. En amont de cette présentation et suite à sa publication d’un Livre vert en matière de climat et d’énergie (1), le Parlement européen a adopté aujourd’hui une position forte. Ses commissions parlementaires Environnement et Énergie appellent la Commission européenne et les États membres de l’UE à ce que les engagements européens se traduisent par de nouveaux objectifs contraignants.

À la suite d’un vote-marathon de près de 900 amendements et d’intenses négociations, Sandrine Bélier, Yannick Jadot et Michèle Rivasi, eurodéputé(e)s écologistes, se réjouissent du message clair envoyé :

« Alors que l’Union européenne a toujours souhaité faire de sa politique climatique un modèle pour le reste du monde, 2014 sera une année clé pour conforter ses ambitions. Les votes en commissions parlementaires du PE traduisent la résolution des écologistes et de leurs collègues eurodéputés de relever le défi, et ce malgré la pression des États membres les plus réfractaires. Nous jugeons urgent d’adopter de nouveaux objectifs contraignants concernant la réduction des gaz à effet de serre, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à l’horizon 2030. C’est bien l’objectif contraignant pour 2020 qui a été le moteur principal du déploiement actuel des capacités renouvelables dans l’UE, il faut continuer sur cette voie.

La volonté de 8 États membres (2) – dont la France – de fixer des objectifs (non-contraignants) pour 2030 est rassurante. Mais elle révèle aussi une certaine hypocrisie: l’objectif français est d’atteindre 23% d’énergies renouvelables en 2020, pourtant les projections actuelles n’atteignent que 17%, exposant la France à des sanctions. L’État français doit se réveiller et rassurer les professionnels des énergies renouvelables qui attendent une lisibilité des objectifs pour une meilleure prévisibilité des investissements.

Concernant les émissions de gaz à effet de serre, l’UE ne doit pas répéter les erreurs et le manque d’ambition de la stratégie 2020 qui ont miné l’efficacité de l’ensemble de la politique climatique et des instruments clés comme le marché des émissions carbone. Nous espérons que la Commission européenne entendra et intègrera les propositions claires et fortes que nous avons formulées. À cette fin, nous regrettons que le Parlement propose une réduction de 40% alors que les écologistes rappellent que seule une réduction de 60 % ses émissions de carbone mettrait l’économie européenne sur la voie de la décarbonisation pour 2030.

Compte tenu de la lente progression vers l’objectif 2020 sur les énergies renouvelables, il est impératif que l’UE se fixe des objectifs ambitieux pour 2030. Au-delà des 30% d’énergies renouvelables proposés par le Parlement européen, nous jugeons que viser une part de 45 % de la production d’énergie totale européenne serait réaliste comme l’ont prouvé de nombreux scenarios. Le Parlement a su porter une position ambitieuse sur l’efficacité énergétique alors que les États membres de l’UE sont loin de répondre à l’objectif actuel (non-contraignant): cette erreur devra être corrigée. Nous demandons un nouvel objectif contraignant afin que la consommation d’énergie en Europe soit réduite de 40 %. »

(1) Commission européenne « Livre vert – Un cadre pour les politiques en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », 27 mars 2013 : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2013:0169:FIN:FR:PDF

(2) Allemagne, France, Italie, Belgique, Irlande, Portugal, Danemark et Autriche.

janvier 9, 2014 at 1:20 1 commentaire

Système d’échange de quotas d’émission sauvé, en attendant une nouvelle ambition climatique européenne !

COMMUNIQUE DE PRESSE – Strasbourg, mardi 10 décembre 2013

climatMardi 10 décembre 2013, le Parlement européen a adopté un accord législatif relatif au calendrier des enchères de quotas d’émission de gaz à effet de serre, et sur le rôle à donner à la Commission européenne dans ce réajustement.

Pour Yannick Jadot, eurodéputé écologiste impliqué dans la lutte contre les changements climatiques, ce vote est positif:
« Bien que les écologistes défendent la nécessité d’une réforme structurelle beaucoup plus ambitieuse de ce système d’échanges de quotas d’émission, le vote d’aujourd’hui permet au moins de sauver le seul outil économique dont l’UE dispose pour encourager les États membres à respecter leurs engagements nationaux. Sous la pression de lobbies industriels très puissants, beaucoup dans ce parlement veulent tuer toute action climatique européenne. On est cependant loin d’une ambition climatique à la hauteur des enjeux. Le prix de la tonne de CO2 restera dérisoire. L’Union européenne doit faire mieux si elle souhaite la réussite de la conférence décisive qui se tiendra à Paris en 2015. Pour rappel, selon la Commission, la transition énergétique fondée sur les économies d’énergies et les renouvelables pourrait créer jusqu’à 5 millions d’emplois en Europe d’ici 2020. »

Pour Sandrine Bélier, eurodéputée de la commission Environnement du Parlement européen :
« On a sauvé le marché européen du carbone mais pas encore répondu aux enjeux du dérèglement climatique. Un vote de raison pour cette timide position qui ne règle pas le problème structurel de la surabondance de crédits carbone et qui réduit considérablement l’efficacité du principal instrument européen de lutte contre le changement climatique. Sous la pression de quelques États membres et secteurs industriels, l’Union européenne a revu à la baisse ses ambitions. Nous risquons ainsi de passer à côté de l’opportunité et de la nécessité d’inciter l’innovation européenne. J’appelle le Conseil et la Commission européenne à retrouver le chemin des engagements ambitieux dans les 2 années qui nous séparent de la Conférence pour le Climat de Paris en 2015. L’Europe peut et doit renforcer ses objectifs climatiques (30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020) et se donner les moyens de les atteindre. »

décembre 10, 2013 at 5:36 Laisser un commentaire

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