Ouverture du sommet mondial pour la biodiversité : « Combien pour stopper la crise ? »

octobre 8, 2012 at 2:13 Laisser un commentaire

Aujourd’hui s’ouvre le 11ème sommet mondial de la biodiversité (Conférence des Parties – COP11) à Hyderabad en Inde. Les négociations vont se dérouler du 8 au 19 octobre en présence des représentants de 160 nations sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.

Ces négociations vont se dérouler sur fond d’aggravation de la crise mondiale du vivant, alors même que de réelles avancées avaient été actées deux ans plutôt au précédent sommet international qui s’était tenu à Nagoya. Au cours de ce dernier avaient été conclu le dit Protocole de Nagoya sur l’Accès aux ressources de la diversité biologique et de Partage des Avantages liés à son utilisation ainsi que le Plan de Stratégie 2011 – 2020 pour la biodiversité.

La perte de notre « capital Nature », notre « assurance Futur » s’accélère et les réponses à y apporter ne peuvent plus être reportées. Cette nouvelle Conférence internationale pour la biodiversité doit concrétiser les engagements ambitieux pris, il y a deux ans à Nagoya. L’urgence est déclarée, le constat partagé : 41% des espèces amphibies, 25% des mammifères, 20% des plantes et 13% des oiseaux sont menacés, 60 % des services produits par la nature ont été dégradés ces 50 dernières années. Les causes sont connues et liées notamment à la surpêche, la déforestation, les pollutions ou le changement climatique.

Je trouve inquiétant que ce nouveau sommet mondial pour la biodiversité s’ouvre dans une quasi-indifférence qui pourrait nous coûter cher. La perte annuelle des services écosystémiques est évaluée à 50 milliards d’euros. En 2050, la seule perte de la biodiversité pourrait représenter 7% du PIB mondial, et cela sans tenir compte du coût social, moral, culturel et scientifique. Cette perte serait irrémédiable et inestimable.

En 2010, la Communauté internationale s’est mis d’accord sur un plan de sauvetage : avec 20 mesures à réaliser d’ici 2020 (et notamment supprimer les subventions «néfastes» à l’environnement ou lutter contre la surpêche) et un mécanisme d’accès et de partage des avantages tirés de la biodiversité (Protocole de Nagoya). En 2012, nous devons évaluer l’investissement nécessaire pour financer ce programme et mobiliser l’argent à cette fin. Cela va être difficile dans le contexte économique actuel. Mais, au regard des enjeux et des divisions entre pays en voie de développement et pays développés, c’est sur la question du financement que se joue la réussite ou non de cette nouvelle négociation. L’UE et ses Etats membres ont une responsabilité particulière. C’est au cours de cette première semaine que nous devrons dire concrètement « Combien » pour stopper la crise et offrir des perspectives d’avenir.

Je serai présente à la COP11 du 12 au 19 octobre en tant que membre de la Délégation officielle du Parlement Européen à Hyderabab.

Advertisements

Entry filed under: Uncategorized.

Stress-Tests nucléaire européen : des centrales françaises dans le viseur de l’UE pour défaillance de sécurité Gaz de schiste en Europe : la parole est aux citoyens

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Livre : La Biodiversité, Une Chance…

Twitter

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.


%d blogueurs aiment cette page :