Je n’ai pas peur et le 6 mai je vote pour le changement !

mai 1, 2012 at 6:24 1 commentaire

« Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront pas la venue du printemps ? » Slogan de mai 68.

Ce 1er mai 2012 a une saveur très différente de tous ceux que j’ai pu connaître. Une saveur douce-amère dont l’âcreté prédomine après le faible score réalisé par les écologistes au premier tour de cette présidentielle, le score trop élevé de l’industrie familiale Lepen et l’ultime trouvaille du Président sortant pour concurrencer sa droite extrême en organisant une « contre-manifestation du 1er mai » sur discours de nouvelle division des français entre eux… sur fond de chiffres du chômage qui ont encore augmenté pour atteindre les 10%.

L’once de douceur tient dans l’espérance que celui qui a conduit les français dans le durcissement de leur condition essentielle de vie, celui qui s’engageait en 2007 à ramener à 5% le taux de chômage à la fin de son quinquennat, et proposait aux Français d’en « tirer les conséquences » s’il finissait à 10%, celui qui en février 2008 déclarait aux ouvriers de Gandrange (aujourd’hui fermée) «Comme voyage de noces on fait mieux, je suis là car je ne vous oublierai jamais», qui en 2008 encore puis 2009 avec les HADOPI et LOPPSI marquera ce qu’on imaginait être les derniers volets de son programme liberticide engagé contre Internet , qui en mars 2010 déclarait « l’environnement, ça commence à bien faire »… Que celui-là même qui sur ses 5 ans de mandats a condamné ou ralenti tous les secteurs d’innovation créateurs d’emplois dans les domaines industriels, culturels, numériques et environnementaux vive ses dernières heures d’exercice entant que Président de la République Française.

Ses défenseurs nous disent que c’est la crise. Soit, et il aura fait la démonstration qu’il n’a su, ni l’anticiper, ni la gérer, ni s’appuyer sur les nouvelles réalités du XXIème siècle pour impulser une dynamique offrant une réponse réelle et crédible à la crise du quotidien des français-es, pas plus qu’à leur offrir des perspectives.

Ce 1er mai nous rappelle que la plus cruelle insécurité que connaissent les français est celle de l’emploi. Et cette insécurité ne date pas de l’explosion de la crise financière de 2008. Moi qui suis née en 1973, entre les deux grands chocs pétroliers, j’ai grandie dans cette insécurité perpétuellement rappelée tout au long de mon cursus scolaire et rendant tellement difficile la capacité de se projeter dans l’avenir. Et j’ai vu cette insécurité grandir, s’étendre à toutes les générations. La peur ne se conjugue plus seulement au futur, elle s’est installée au présent. Parce-que de plus en plus de français-se sont touchés dans les fondamentaux de la vie quotidienne : chauffage, alimentation, santé, déplacement… C’est le quotidien qui est entré en crise et l’urgence aujourd’hui est de répondre aux premiers dégâts de cette crise systémique (économique, financière, sociale et environnementale) sans insulter l’avenir, sans l’hypothéquer – le défi est de réconcilier ceux qui ont peur de la fin du mois avec ceux qui ont peur de la fin du monde et d’engager en France une alternative de sortie de cette crise.

J’ai une pensée particulière pour les salariés d’Arcelor Mittal à Florange et ceux de l’Usine Stracel à Strasbourg, à la rencontre desquels je suis allée, suite à l’interpellation de leurs syndicats, pour leur apporter mon soutien face à la vague de licenciements subie dans le secteur dans plusieurs Etats européens.

Acelor Mittal est un cas d’école du cynisme financier auquel il est possible de mettre fin à l’échelle de l’Union Européenne. Après avoir exigé des abattements fiscaux, des aides financières à l’emploi et à la recherche, des droits d’émissions gratuits de CO2, les entreprises sidérurgiques ont promis des investissements pour, en réalité, fermer les fourneaux, sans se soucier des conséquences sur les hommes et femmes dont les compétences et les engagements constituaient la force même de ces entreprises (36 000 emplois supprimés en Europe chez ArceorMittal en 5 ans). Pour assurer le dynamisme économique, la sauvegarde et la transition écologique du secteur industriel, c’est avec l’Union Européenne que la France peut agir en pesant pour que soit adopté un cadre qui impose un processus paneuropéen pour assurer le maintien des emplois industriels en Europe et engager la transition écologique de ces secteurs particulièrement menacés.Question écrite à la Commission européenne

Oui, je suis écologiste, et non socialiste, et entant qu’euro-députée revendique à cet égard une autonomie d’action, de pensée et de projet. Et il m’est insupportable aujourd’hui de voir la droite ériger l’autosatisfaction en bilan de son action de gestion de crise en France ou encore à l’échelle européenne, au même titre que je l’avais exprimé en novembre dernier dans le domaine de l’environnement "L'écologie enterrée de NKM" Tribune dans le Monde.fr .

Mon mouvement Europe Ecologie – Les Verts et notre candidate Eva Joly ont largement exprimé leur soutien pour le second tour au candidat socialiste François Hollande.

Mais et, à 5 jours de ce 2d tour, en ce 1er mai, je souhaitais exprimer mon choix personnel : celui de l’espoir et de la confiance.

Parce-que j’aspire au changement, celui qui rend possible une France plus écologique, plus solidaire et plus démocratique. Parce-que je crois en la France qui se donne les moyens et le courage de l’action novatrice. Celle qui impulsera au niveau européen l’évolution des modes de production, de consommation, ainsi que de nos modes de vie, dans le respect de l’autre, du vivant, de la nature et des générations futures pour un mieux vivre pour tous aujourd’hui. Le 6 mai prochain, je fais le choix de la force d’une république exemplaire, d’une France qui a confiance, d’une France qui a le sens de la justice sociale et environnementale, qui garantit l’essentiel : le logement, l’éducation, la santé, l’alimentation et la qualité de vivre dans un environnement sain. Je fais le choix du candidat qui porte le changement.

Le 6 mai 2012, je voterai François Hollande.

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  • 1. Audrey  |  mai 4, 2012 à 9:09

    Bonjour,
    Je vous prie de m’excuser. Je n’ai malheureusement pas trouvé comment vous contacter autrement que par commentaire.
    Je souhaitais vous faire découvrir le service Paperblog, http://www.paperblog.fr dont la mission consiste à identifier et valoriser les meilleurs articles issus des blogs. Vos articles sembleraient pertinents pour certaines rubriques de Paperblog.
    En espérant que le concept de Paperblog vous titille, n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions ou renseignements…

    Audrey

    Répondre

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