A Durban, personne ne semble imaginer un nouvel échec

décembre 6, 2011 at 5:04 Laisser un commentaire

6 décembre 2011.
A Durban, en Afrique du Sud, du 28 Novembre au 9 Décembre 2011 se réunie la 17ème Conférence des parties (COP17) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 7ème Conférence des Parties agissant comme Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (COP / MOP 7).

Je suis arrivée hier, à Durban, en fin d’après-midi, avec mes collègues de la délégation du Parlement Européen. Nous avons eu notre premier briefing par la Commission européenne vers 17h. Après une semaine de négociations, en dépit de quelques mouvements positifs sur plusieurs aspects techniques, l’image qui s’impose quant à l’issue de cette conférence sur le Climat à Durban est un grand point d’interrogation.

Il plane sur le Centre de Conférence de Durban, l’échec de Copenhague, mais personne ne semble vouloir, à ce stade de la négociation imaginer un nouvel échec.

Les délégations gouvernementales arrivent et se préparent pour la partie politique de la COP17, qui débutera officiellement ce mardi. Cette semaine, la Conférence est appelée à progresser sur les principaux éléments qui ont fait l’objet d’accords à Cancun en 2010 pour aboutir à des décisions concrétisant, entre autres, un mécanisme de quantification et réduction des émissions de CO2, un cadre d’adaptation pour aider les pays en développement et un Fonds vert pour le climat.

Protocole de Kyoto : Stop ou encore ?
Les discussions se sont focalisées, notamment et sans surprise, sur la poursuite du Protocole de Kyoto, le seul accord climatique mondial contraignant, qui s’achèvera fin 2012. L’enjeu est important car, à défaut de se mettre d’accord pour une seconde période d’engagement ou un nouveau mécanisme contraignant, c’est 15 ans de travail et d’investissement pour la lutte contre le dérèglement climatique qui pourraient être réduites à néant.

Quelle suite donner aux engagements de l’annexe I du Protocole? Les questions sur la table incluent la forme et la durée d’une deuxième période d’engagement (5 ans, 8 ans, 4 +4 et 8 avec options d’évaluation sont sur la table), report des UQA excédentaires («hot air»), la comptabilité forêt (LULUCF), la forme juridique de la décision (ratifiable, juridiquement contraignante ou un simple engagement politique), des décisions définitives adoptées à Durban ou en partie reportées à la prochaine COP18 en 2012.

Pour les Etats les plus petits et les plus vulnérables, un résultat crédible à Durban suppose de se mettre d’accord sur une 2ème période d’engagement ne dépassant pas cinq ans, des amendements ratifiables au Protocole et son annexe B; des engagements contraignants sous la forme d’objectifs chiffrés (limitation des émissions et l’objectif de réduction), la suppression des failles dans les règles comptables UTCATF et l’augmentation des ambitions d’atténuation par les pays développés.

Dans le cas où les parties ne parviendraient pas à décider de l’avenir de l’actuel protocole plusieurs options ont déjà été suggérées.

Et la question des engagements des pays (ex : USA) non parties au protocole ou ayant déjà déclaré qu’ils ne participeront à une 2ème période d’engagement (ex :Canada, Russie et Japon) pourrait faire l’objet d’une décision de « mandat » pour développer un futur cadre juridique global en vertu de la Convention (négociations sous la piste AWG-LCA).

Un nouveau cadre juridique global?
La Commission Européenne et les ministres de l’UE ont à Durban le mandat de convenir d’un amendement au Protocole de Kyoto ratifiable. Hier, les représentants de l’Union Européenne étaient optimistes quant à l’adoption d’une « Feuille de route » qui associerait un résultat juridiquement contraignant, notamment en raison de changement positif détecté dans la position de la Chine.

La position américaine reste ambiguë. Elle ne s’opposerait pas à un accord global aux effets juridiquement contraignant, mais à certaines conditions (symétrie juridique des obligations des pays développés et en développement). Cette position empêche aujourd’hui tout accord.

On dit dans les couloirs du Centre de Conférence, qu’il y aurait des pourparlers entre les USA et l’Inde (qui s’oppose à toute avancée des discussions sur la forme juridique de l’accord) pour saper un mandat significatif…

Un texte est attendu pour demain mercredi. A suivre…

Comment la communauté internationale va faire face au changement climatique dès aujourd’hui et pour l’avenir ? C’est à Durban que se joue l’avenir, loin de Berlin. Parce qu’une crise n’en chasse pas une autre. Et qu’il serait temps de prendre la mesure que les solutions de sortie de la crise climatique offrent indiscutablement des réponses à la crise économique, en sus d’offrir la vision d’une économie mondiale plus humaine, plus responsable, plus sociale et plus solidaire.

Le lien vers l’article de Terra Eco : http://www.terraeco.net/A-Durban-personne-ne-semble,40266.html

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