Politique Agricole Commune : vers moins de productivisme et plus de responsabilité collective ?

juin 23, 2011 at 7:30 Laisser un commentaire

Aujourd’hui, le Parlement européen vient d’adopter une résolution sur le futur de la Politique Agricole Commune (PAC) à l’horizon 2020.

Parmi les lignes d’orientation mises en avant par la Parlement, il convient de souligner : la nécessité de maintenir le niveau actuel du budget de la PAC et sa construction autour de deux piliers, l’abandon des références historiques, une nouvelle distribution basée sur la dégressivité, la prise en compte de l’emploi, la création d’un soutien spécifique aux petites fermes, le conditionnement du versement des subventions du 1er pilier à l’application de techniques agronomiques cohérentes, le développement des marchés locaux et régionaux.

Ce vote constitue une étape clé pour s’éloigner du modèle productiviste en agriculture et de ses dérives sociales, sanitaires et environnementales. Il s’agit maintenant pour les Etats d’assumer leur responsabilité collective en vue de la réforme législative de la PAC. Ce vote est d’autant plus important que, depuis l’introduction de la codécision dans la PAC par le Traité de Lisbonne, le Parlement européen est à égalité avec le Conseil. Celui-ci est donc maintenant informé de la position claire du Parlement, une position qui devrait nécessairement être reprise dans la révision de la PAC. Un échec est plus que jamais inconcevable.

Quelques-uns des amendements que j’ai déposés en commission parlementaire Environnement :

– Un régime de soutien simple et spécifique applicable aux petits exploitants devrait remplacer le régime actuel afin de contribuer davantage à la vitalité du monde rural et de réduire les lourdeurs administratives.

– Le financement de la PAC doit être basé sur un modèle qui inclut les paiements pour des exploitants spécifiques, tels que l’agriculture biologique, l’agriculture à haute valeur ajoutée, pour les champs gérés de façon extensive et pour les paysans avec des critères de gestion spécifiques dans les zones N2000.

– La PAC doit promouvoir des méthodes qui respectent l’environnement ainsi que la santé et le bien-être animal.

– L’agriculture a un énorme rôle à jouer pour lutter contre le changement climatique, mais ne devrait pas être inclus dans les mécanismes de bourse de carbone pour éviter de renforcer la spéculation.

Je tiens à saluer le rôle des ONGs dans leur travail tout au long de la procédure pour améliorer le texte. Je pense notamment à travail d’amendements fait par Greenpeace, Friends of the Earth Europe, Birdlife, IFOAM, WWF, EEB, Pesticide Action Network PAN, CONCORD, PAC 2013 et la plateforme allemande Meine Landwirtschaft.

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