Biodiversité : interdit de se planter à Nagoya

octobre 18, 2010 at 4:31 Laisser un commentaire

A lire aujourd’hui dans Libé:

(…) L’année 2020 est la nouvelle échéance pour enrayer le déclin du tissu vivant de la planète, avec 20 objectifs. « Certains sont vraiment intéressants juge Sandrine Bélier, députée européenne Europe Ecologie. Comme la préservation de 15% à 20% des espaces naturels remarquables à l’échelle mondiale, alors qu’aujourd’hui, on en est à 13% des surfaces terrestres protégées, 5% des zones marines côtières et 0,5% des zones en haute mer. » Le plus révolutionnaire est probablement l’objectif qui stipule que les Etats s’engagent à supprimer les aides nuisibles à la biodiversité. Ce qui vise directement les subventions à l’agriculture productiviste (comme la Politique Agricole Commune) ou la pêche commerciale. « Un vrai levier, mais déplore Sandrine Bélier, comme pour la plupart des objectifs – zéro déforestation, arrêt de la surpêche et reconstitution des stocks halieutiques d’ici à 2020 – cela reste entre crochets. » Dernier enjeu, la mise en place d’outils de financements de la protection de la biodiversité, du Nord vers le Sud. Le texte de la Convention sur la biodiversité biologique « évoque des mécanismes innovants, souligne Raphaël Billé*, qui partent du principe qu’il faut faire appel au marché ». Il dessine ainsi les contours d’une financiarisation de la nature, à l’instar du marché carbone pour le climat, les aires protégées et les services écosystémiques devenant alors des actifs financiers. C’est ce que redoute Sandrine bélier, qui engage « les Etats de l’OCDE à affecter un minimum de 0,3% de leur PIB à la préservation et restauration du patrimoine naturel. Le risque serait que les pouvoirs publics abandonnent le financement aux seuls investisseurs privés et aux banquiers. Même si l’évaluation économique des services rendus par la nature est utile, cela ne doit pas conduire à une Banque mondiale de la nature, ni ouvrir à la spéculation sur le vivant. » Et Sandrine bélier de conclure: « La destruction de la nature a un coût, mais la nature n’a pas de prix ».

*Directeur du programme biodiversité à l’institut du Développement durable et des relations internationales (Iddri)

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