Appel à la Commission européenne en faveur des employés d’ArcelorMittal
avril 11, 2012 at 1:46 1 commentaire
En février, j’étais allée à la rencontre des syndicats d’ArcelorMittal pour leur apporter mon soutien face à la vague de licenciements subie dans le secteur dans plusieurs Etats européenns, comme en France (Florange et Gandrange). A la suite, j’ai décidé de faire usage d’un des outils à disposition des députés européns : une question parlementaire auprès de la Commission. Dans un souci de transparence, voici le contenu de cette interpellation qui devrait se voir apporter une réponse dans les 30 jours à venir.
"Après avoir exigé des abattements fiscaux, des aides financières à l’emploi et à la recherche, des droits d’émissions gratuits de CO2, les entreprises sidérurgiques promettent des investissements pour, en réalité, fermer les fourneaux, sans se soucier des conséquences sur les hommes et femmes dont les compétences et les engagements constituaient la force même de ces entreprises.
Cette récente vague de licenciements (36 000 emplois supprimés chez ArceorMittal en 5 ans) nous invite donc à repenser fondamentalement nos politiques d’investissements et de fiscalité.
Pour assurer le dynamisme économique, la sauvegarde et la transition écologique du secteur industriel, c’est au niveau européen que nous pouvons agir. Ainsi il est urgent que l’Union Européenne adopte un cadre qui impose un processus paneuropéen pour assurer le maintien des emplois industriels en Europe et engager la transition écologique de ces secteurs particulièrement menacés.
Par ces mesures, l’UE pourra ainsi orienter le développement industriel :
- l’instauration d’une politique fiscale intégrée avec de réels des taux harmonisés, pour sortir de la compétition des uns contre les autres au sein même de l’Union européenne ;
- l’instauration de normes sociales et environnementales strictes et ambitieuses ;
- la mise en œuvre d’une réelle politique industrielle commune, et non morcelée ;
- la mise en œuvre d’une réelle politique de transition écologique du secteur ;
- la taxation des transactions financières.
Face à la vague de licenciements passés, en cours et à venir en Europe et notamment en France (Florange et Gandrange), quelles mesures concrètes et immédiates la Commission compte-t-elle prendre à cet égard ?"
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1.
Je n’ai pas peur et le 6 mai je vote pour le changement ! « Sandrine Bélier | mai 1, 2012 à 6:24
[...] Acelor Mittal est un cas d’école du cynisme financier auquel il est possible de mettre fin à l’échelle de l’Union Européenne. Après avoir exigé des abattements fiscaux, des aides financières à l’emploi et à la recherche, des droits d’émissions gratuits de CO2, les entreprises sidérurgiques ont promis des investissements pour, en réalité, fermer les fourneaux, sans se soucier des conséquences sur les hommes et femmes dont les compétences et les engagements constituaient la force même de ces entreprises (36 000 emplois supprimés en Europe chez ArceorMittal en 5 ans). Pour assurer le dynamisme économique, la sauvegarde et la transition écologique du secteur industriel, c’est avec l’Union Européenne que la France peut agir en pesant pour que soit adopté un cadre qui impose un processus paneuropéen pour assurer le maintien des emplois industriels en Europe et engager la transition écologique de ces secteurs particulièrement menacés.Question écrite à la Commission européenne [...]